"Les meilleurs s'en vont toujours en premier", paraît-il. Sans déconner. Jorge, tu me surprendras toujours. Toi, un bon gars ? Non, le Diable surtout. Un loup déguisé en agneau, Mais que pouvais-tu donc bien cacher ? (Se demande le peuple). Tu fus victime de tes excès. Et c'est en cela que tu es un héros. Je me comprends.

Je ne sais pas vraiment comment balancer un truc pareil, c'est toujours difficile d'annoncer une nouvelle aussi violente à autant de gens rongés par l'angoisse et l'espoir, mais je crois que je suis désormais la seule personne capable de rapporter les faits puisque le reste des amis de Jorge (Lezky) qui aurait pu vous donner des preuves que je n'affabule pas sont tous au Texas.


Alors voilà. Jorge avait disparu il y'a un mois et demi. Juste avant de venir en France. Il avait laissé toutes ces affaires en plan comme s'il était partit faire une course, seulement il n'est jamais ré-apparut. Pablo, son meilleur ami à Mc Allen, a contacté la police. Tout le monde. Paris, Mc Allen, Houston, absolument tout-le-monde l'a cherché, sans pour autant avancer sur une quelconque trace.


Pourtant, aujourd'hui, on a enfin appris que le corps de Jorge avait été retrouvé. Sur une plage. Boursouflé, méconnaissable, on a dû relever ses empruntes digitales. On ne sait pas encore trop ce qu'il s'est passé, s'il s'est noyé, ou s'il s'agit d'une histoire plus macabre encore.

Je ne vais pas rentrer dans les détails. Voici juste l'essentiel.

Je suis désolé.


(Pour celles qui se demandent comment je sais tout ça, je répondrais juste que je suis une très très bonne amie de Jorge, je l'ai connu il y'a bien longtemps déjà, et je suis entré en contact avec ses colocataires. Il m'avait laissé tout ces mots de passe, ceci expliquant pourquoi je me permet de retranscrire les faits. J'estime que certaines filles ont besoin de savoir. Et à toutes celles qui pensent simplement que je ne suis qu'une "conne, qu'une admiratrice jalouse," qu'elles aillent se faire mettre. Elles ne savent rien.)


Ce blog donnait une vision très très mensongère du véritable Jorge. La plupart de ces jeunes filles étaient toutes persuadés qu'elles étaient uniques à ses yeux et qu'il en était amoureux, ou encore qu'elles le connaissaient, mais c'était une erreur - pour certaines, je ne nie pas qu'il eu de réelles affections.


Tout d'abord, Jorge était un artiste, un véritable artiste carrèment barré, et malgrè ce qu'on pourrait penser, ce qu'il écrivait dans ses articles n'étaient pas des conneries anodines. Ces articles portaient un message que personne n'a sur décripter jusqu'à présent.
Encore faut-il savoir lire entre les lignes.
Jorge n'était pas seulement une gueule d'ange et un accent charmant. Jorge n'était pas qu'une image, qu'un visage de Dieu grec faisant fantasmer toutes les pré-pubères. Jorge Wilias, c'était aussi une créativité monstrueuse, un talent fou, un vécu empoisonné et une âme auto-destructrice qui aura eu raison de lui.
Il se sera fait prendre à son propre piège bien trop tôt. Mais avec élégance mon amour, et ça, ça vaut bien tout le reste.


Au plus bel enfoiré que j'ai jamais connu.


(Tu as réussit, tu vois)


Anna.

# Posté le mercredi 03 septembre 2008 16:05

Modifié le mercredi 29 juillet 2009 12:37

BYE

Sept mois a duré cette aventure. Grâce à mon travail j'ai pu connaître à une petite partie de la vie française, maintenant je pars. Bisous a touttes.


BYE

# Posté le jeudi 24 juillet 2008 01:22

Modifié le samedi 18 juillet 2009 12:00

Elisa G.W. (RIP) 1978-2008

Aujourd'hui Elisa est morte ... ou ... a été hier? Les gens ne meurent pas quand ils veulent sinon quand ils peuvent, une fois prise la décision, décision difficile, le temps restant est un temps vide.


Il y a quelque jours, j'ai bousculé une colombe avec ma voiture, elle n'a pas répondu à l'accord "non écrit" entre les personnes et les oiseaux... "Je ne dis rien quand ils chient ma voiture, mais vous êtes enlevés quand je passe!! " J'ai surveillé par le miroir rétroviseur ses derniers seconds de vie mais, mes yeux inexpressifs se sont occupés d'une autre chose après un instant. Nous sommes comme ca dans la vie quotidienne, nous nous occupons de ce qui est l'immédiat, l'urgent et nous nous oublions de ce qui est l'important, du passé et de l'histoire. Il est tellement peu et vague ce qui m'attache au passé, que parfois je me demande si je ne viens pas du futur.

Comparaison stupide, Elle, on a été parti tandis que je te parlais, tout comme la colombe l'a fait, quand je parlais avec une autre. Comparaison stupide...... vole haut colombe... vole...



# Posté le vendredi 11 juillet 2008 21:31

Modifié le mardi 07 juillet 2009 18:31

Mr. Bush...... tear down this wall !!!!!

Ma petite contribution pour arreter la connerie humaine....

Sculpture 1.8m x 0.6m x 1.2m, plastique...
Music: Balls to the Wall (Accept)

# Posté le vendredi 11 juillet 2008 14:41

Modifié le vendredi 03 juillet 2009 19:32

LE PIANO



Je ne me souviens pas quand c'a été la première fois que j'écouté quelqu'un jouer le piano en même temps que de l'observait, mais ce jour d'été où je baissais les escaliers en direction de la maison de cette vieille, madame Teresa, j'ai rappelé une occasion dans laquelle ma mère jouait son grand piano noir et dore, qui était situé sous l'escalier principal de notre maison. Ils étaient passés plus de 8 années depuis ce jour, et par des ordres de ma tante, qui s'efforçait à me faire apprendre les arts de notre famille, devait-je prendre des classes régulières de piano.

La professeure "Teresita" , comme elle était appelait par ma tante, était une personne de soixante-dix et tant d'années, que vivait dans une maison particulièrement étrange. En entrant, la première impression qui avait un d'elle (la maison), était que... plus que tout ce qu'elle avait pour voir, il sentait à vieux. Veuf depuis les 16 années, avait consacré ses heures à former dans le piano à "je ne sais pas que tant de prodiges... " Parmi lesquels, j'étais sûr que je ne serais pas un plus. Ses mains squelettiques étaient ce qui m'a le plus impressionné chez elle, par la force laquelle-t-elle attaquais le clavier, parce qu'à chaque "arpeggio" il paraissait que ses doigts minces ne supporteraient plus. Le supplice a duré 3 mois, pas plus de classes! Mais pendant les 12 années suivantes, il y a eu toujours un piano près de moi. J'ai été pianiste autodidacte et, souvent j'ai rêvé à me transformer en concertant, de ne pas être parce que mon beau-père l'empêcherait, je serais un homme de bien, mais, comme disait Elisa : « il Est plus facile de charger le chevalet, que le piano... » ... j'ai devenu artist visuel.

La semaine dernière j'ai dû me défaire de ce morceau de moi, Carlos et Alejandro sont heureux de ne plus écouter une Polonaise à 10 H du matin chaque dimanche, et Memo (mon voisin) pourra reposer de ce peur stressant qui le faisait le troisième mouvement du Clair de Lune. Toutefois hier, tous ensemble éclatons pendant des heures, en nous rappelant le jour où les quatre, nous sommes donnés à la tâche de monter 40 marches, pour porter le piano au second étage, où on se trouve mon appartement.

Situé devant le "mur des mémoires", il a servi de plate-forme pour que des hordes d'amis et amies signent ce mur blanc, comme souvenir d'une bonne fête, d'une grande amitié, ou une bonne nuit. Aujourd'hui, le mur celle-ci, est de nouveau propre, blanc; le appartement... en silence, et devant moi... le premier jour du reste de ma vie.

LE PIANO

# Posté le mardi 01 juillet 2008 14:49

Modifié le vendredi 26 juin 2009 14:08